25 oct. 2012

Kabîr el-kébir à Guadalquivir



Demain, les musulmans du monde entier célèbreront une des fêtes les plus importantes du calendrier islamique : عيد الأضحى l'Aïd-el Adha “fête du sacrifice” aussi appelée عيد الكبير Aïd-el-Kébir “la grande fête” en mémoire du sacrifice d'Abraham sur son fils Ismaël.

L'arabe عيد/'aid/ signifie donc "fête" et كبير /kabīr/ "grand" et c'est celui-ci qui est à l'origine du prénom Kabir et de son féminin Kabira. On le retrouve dans de nombreux toponymes tels que Al Souk Al Kabir "le grand souk à Dubaï", Ksar el-Kébir "le grand palais" au Maroc ou incognito dans le nom de la rivière espagnole Guadalquivir. Ce nom est en fait une altération de l'arabe واد الكبير /wad el-kābīr/ "grande oued (rivière)". On retrouve cette déformation du mot oued dans d'autres noms de lieux : Guadalajara "oued des pierres", Guadeloupe "oued du père (?)" ou Guadamur "oued des vagues (?)".

Kabîr était par ailleurs le nom d'un célèbre poète mystique indien revendiqué aussi bien par les musulmans que les hindous (कबीर).


Où me cherches tu ?
Je suis avec toi
Je ne suis pas dans les pèlerinages,
ni dans les icônes,
Ni dans l’isolement,
Ni dans les temples, ni dans les mosquées,
Ni a la Kaaba, ni au mont Kailash,
Je suis avec toi, ô mon serviteur
Je suis avec toi
 
C'est aussi un dérivé de ce mot que l'on retrouve comme superlatif dans le takbir musulman الله أكبر Allah(u) akbar "Dieu est le plus grand" que l'on retrouve inscrit aussi bien sur le drapeau irakien qu'iranien.

12 oct. 2012

Tel-Aviv et le Tell algérien


On trouve dans la première partie du nom de Tel-Aviv, un mot hébreu תֵּל /tel/ qui signifie « colline ». Il provient de la racine sémitique /tül-/ ou /tall/ « colline » duquel provient aussi l’arabe تلّ  /tall/ « colline, monticule ».




Ce dernier a été emprunté par le vocabulaire archéologie sous la forme tel ou tell pour désigner une « colline artificielle, tertre ou tumulus formé par des ruines » (Le Robert).

On retrouve ce terme dans la toponymie du monde arabe comme c’est le cas dans le nom du site archéologique égyptien de Tel el-Armana, du village Tell en Palestine ou de la région du Tell en Algérie qui désigne l’ensemble des plateaux du nord ce pays.

11 oct. 2012

Abeba et les fleurs de Tel-Aviv




La deuxième partie du nom d’Addis-Abeba « nouvelle fleur » ou « de nouveau fleurie » est issue de l’amharique አበባ /abäbaa/ « fleur » qui provient d’une racine sémitique /canbūb/ « roseau, orge ».

C’est aussi de celle-ci que vient l’hébreu אביב /aviv/ « épi, printemps » que l’on retrouve dans le nom de la capitale d’Israël Tel Aviv « la colline du printemps ».

Francesco Hayez - La Destruction du temple de Jérusalem (1867)
Le radical sémitique avait précédemment donné l’akkadien /abu/ qui qui est l’origine du mot אב /av/, mois du calendrier luno-solaire hébraïque qui tombe en été. Le 9 de ce mois (תשעה באב /tišah be av/ « 9 de Av »), les juifs commémorent la destruction des deux temples de Jérusalem et pleurent les victimes de la Shoah. 


Le calendrier musulman possède un calendrier lunaire dont les noms des mois sont arabes mais celui utilisé au Moyen-Orient (Liban, Syrie, Iraq…) emploie lui-aussi ce nom آب /āb/ d’origine akkadienne. 





7 oct. 2012

Addis-Abeba et les hadiths de Carthage



La capitale de l’Éthiopie Addis-Abeba porte un nom amharique አዲስ አበባ /’adis abäba/ écouter qui signifie « nouvelle fleur » mais qu’il faut plutôt comprendre comme « de nouveau fleurie ». L'amharique አዲስ /adisi/  « nouveau » provient de la racine sémitique /*ḥdθ/ qui a donné plusieurs mots parmi lesquels on peut relever :
  • l’arabe حديث /ḥadīθ/ écouter qui signifie « nouveau » a aussi le sens de  « rapport, tradition ». Les hadith sont en islam, le recueil des paroles du prophète Muhammad,
  • le phénicien 𐤔𐤃𐤇 /hadaš/ « nouveau » dans le nom de la ville nord-africaine Carthage 𐤔𐤃𐤇 𐤕𐤓𐤒 /qart hadaš/ « ville neuve ». La ville espagnole de Carthagène est une redite du mot nouveau par l’espagnol Carthago Nova « nouvelle Carthage », ville fondée par Asdrubal.
  • l’hébreu חדשׁ /ẖadaš/ signifie « nouveau » et c’est de ce mot que provient le prénom Hadosh.



1 oct. 2012

Riad de Riyad


La capitale de l'Arabie Saoudite, Riyad tient son nom de l'arabe رياض écouter /riyāḍ/, pluriel du mot روضة /rawḍah/ qui signifie "jardin, parc, verger", rappelant l'importance de ce genre de lieu dans le désert. 

C'est le même mot que l'on retrouve dans le nom des riads marocains même si la graphie française le modifie un peu. Le riad qui pour les Français désigne plutôt la grosse maison bourgeoise fait référence au jardin intérieur qu'ils sont sensés posséder. Cependant en arabe marocain ce mot porte aussi la notion de cimetière comme on en trouve la trace dans le nom des ruelles de Marrakech, Riad Zitoun "le cimetière de l'oliveraie" al jadid (la nouvelle) et al-qadim (l'ancienne).

Très proche phonétiquement, le mot arabe رياضي écouter /riyāḍy/ provient d'une autre racine et porte deux sens différents (qui ne le sont peut-être pas tant que ça) : sportif et mathématique.





12 sept. 2012

Divan à la douane de commerce


Clip pour la présidentielle de N.Sarkozy



Le français douane provient de l'arabe ديوان /dīwān/ qui signifie “bureau, secrétariat” et c'est aussi de ce dernier qu'est dérivé le mot divan : l'administration ottomane aimait recevoir sur de petits meubles bas recouverts de coussins. La forme /divã/  est d'ailleurs la prononciation turque du mot arabe.

Cependant celui-ci est un emprunt au persan /diwan/ “registre” lui même issu du sumérien /dub/
“tablette (d'argile), texte sacré”. Le mot sumérien est aussi à l'origine du persan دبیر /dabir/ “enseignant” que l'on retrouve dans le mot دبیرستان /dabirestān/ “université”.

De ce même étymon sumérien provient le mot arabe et persan أدب /adab/ “politesse, urbanité” qui désigne aussi la façon qu'on les musulmans d'Asie de se saluer en portant leur main droite au front, l'adab. 




Dans les pays arabophones, il n'y a guère qu'en Tunisie que l'on se sert du mot ديوانة /dīwānat/ pour rendre le sens de douane ailleurs c'est le mot جمارك /jamārik/ qu'on utilise et il prend la forme /gamārek/ en Egypte. Ce mot est emprunté au turc gümrük “douane” provenant lui-même du persan گمرک /gomrok/ qui l'avait précédemment hérité du latin commercium /komerkium/...

Pour résumer, le mot douane n'est pas d'origine arabe mais d'origine sumérienne alors que le mot arabe جمارك est d'origine latine.


2 juin 2012

Jubiler le jubilé

Bouc ( יובל yobel)
qui jubile
En plus du Yom Kippour annuel, la tradition juive a connu une fête durant laquelle toutes les peines et les dettes étaient déclarées caduques. Cette fête avait la particularité d’être célébrée tous les cinquante ans et était annoncée par le son émis d’une corne de bélier connue sous le nom de יובל /yobel/ « bélier ou corne de bélier ». C’est ce mot que la tradition chrétienne a retenu sous la forme jubilé. Il est ensuite entré dans le langage courant pour désigner une célébration, non seulement tout cinquantième anniversaire, mais aussi toute date à compte rond ayant valeur symbolique. Le latin ecclésiastique jubilaeus qui a servi d’intermédiaire a subi l’influence du mot latin jubilare qui signifiait « pousser des cris » et qui nous a laissé les mots jubilation, jubilatoire et jubiler qui n’ont évidemment aucun rapport étymologique avec le mot jubilé.



Aujourd’hui encore dans les synagogues et lors des fêtes du Yom Kippour et de Rosh Hashanah on fait sonner une autre trompette faite de corne de bélier et appelée שופר /šōfar/ « corne (de bélier), shofar ». Cependant le premier mot en hébreu pour le mot corne dans son sens large est le mot קרן /kehren/, voisin de l’arabe قرن /qarn/ étrangement proches du français corne qui provient pourtant, à travers le latin cornu, de l’indo-européen /*ker/ « objet protubérant ».


26 mai 2012

Un chouia de X pour macache


Les civilisations anciennes utilisaient déjà des signes mathématiques pour noter l’algèbre. Ainsi les Chinois pour représenter l’inconnue d’une équation utilisaient et utilisent toujours le signe 元 qui est aussi le symbole monétaire du Yuan. Dans le monde arabo-musulman, c’est le mathématicien persan Al-Khawarizmi qui va populariser la lettre ش  /š/, initiale de l’arabe شيء écouter /šayc/ « chose (à trouver, à déterminer) » pour signifier l’inconnue. Cette idée va être reprise par le savant berbère Al-Qalasadi et les Espagnols reprendront la notion par la transcription x qui est la notation espagnole médiévale du son  /š/.  En gros, x est l’abréviation espagnole de l’arabe شيء /šayc/ « chose ».

LatinArabe
z = x + iy = r(\cos{\varphi}+i \sin{\varphi})= r e^{i\varphi} = r\angle{\varphi}Arabic mathematical complex analysis.PNG
Voir ce lien pour plus de précision

Le mot arabe شيء   /šayc/  « chose » a été emprunté par plusieurs langues. C’est par exemple le cas du turc şey écouter  /šey/ ou du persan شى  /šy/  « chose » mais aussi du français chouïa. En effet, le mot arabe شوية /šūyat/ « un peu », diminutif du mot شيء   /šayc/  est entré dans la langue parlée par l’intermédiaire des militaires postés dans le Maghreb.

En arabe maghrébin, le mot شيء   /šayc/  joue aussi un rôle grammatical exprimant la négation. Il est par exemple présent dans la dernière syllabe de l’expression /mā kānš/ « il n’a pas, rien » altéré par le français lors de son emprunt en macache.




21 mai 2012

Ambre jaune et ambre gris


Le mot ambre a une histoire un peu complexe parce qu’il désigne deux choses complètement différentes :

Le parfum Voile d'ambre
joue sur les deux registres
de l'odeur et de la couleur
- dans son acception la plus courante, l’ambre désigne une pierre qui n’est pas minérale puisqu’elle est une résine fossile à laquelle on a toujours prêté des pouvoirs magiques et son nom est lié à l’immortalité voir ambroisie. Elle contient parfois des insectes ou des débris de végétaux, et comme l’a décrit Thalès elle s’électrise très facilement, au point que son nom grec ήλεκτρο /électro/ « ambre jaune » nous a donné le mot électricité. Parce qu’on la trouvait sur les plages, on a longtemps cru que l’ambre était née de l’eau et ceci a du contribuer à la confusion avec son homonyme, l’autre ambre que l’on appelle alors l’ambre gris.

- l’ambre gris dérive à la surface des océans, il est une concrétion intestinale de certains cétacés et notamment des cachalots qui ne peuvent digérer les becs de calmars. Son nom provient d’ailleurs de l’arabeعنبر  /canbar/ « cachalot, ambre ». Cette substance recherchée possède une odeur très forte qui entre dans la composition de nombreux parfums.

L’adjectif « ambré » peut lui donc qualifier, soit l’odeur, soit la couleur d’une chose. On parle ainsi de la couleur ambrée d’une bière en référence à l’ambre (jaune), et de l’odeur ambrée d’un parfum en référence à l’ambre gris. A vous de choisir l'étymologie du prénom Ambre...

16 mai 2012

Atoll, récif et corail

Formation d'un atoll
Avec les navigateurs orientaux nous est venu le vocabulaire relatif aux îles tropicales comme c’est par exemple le cas du mot atoll. Il nous provient des lointaines Maldives, îles dans lesquelles est parlée la langue divéhi (ou dhivehi) qui se note avec un système consonantique dérivé de l’alphabet arabe. En divéhi, le mot އަތޮޅު /ātholh/ « atoll » désigne ces petits îlots coralliens qui composent les îles Maldives ou Lakshadweep.  Le mot divéhi a peut-être comme origine le malayâlam അടോലു /atolu/ « récif » qui pourrait être dérivé du mot അതല /atal/ « profond ». Une autre piste propose comme origine au mot divéhi le persan /ab-tal/ qui signifie littéralement « monticule d’eau ».

          Le mot récif, étroitement lié à ce milieu, a lui été emprunté en premier lieu à l’espagnol arracife qui désignait une « chaussée ». Celui-ci provient en fait du mot arabe الرصيف /ar-raṣīf/ qui désigne une « jetée » ou une « plate-forme » signifie aussi par le binôme الرصيف صخريّ  /ar-raṣīf ṣaẖryy/ « plate-forme rocheuse », « récif, écueil ». En arabe moderne, le mot الرصيف /ar-raṣīf/ désigne plutôt un « trottoir » alors que l’espagnol contemporain utilise le mot arrecife dans le sens de « récif » ; c’est parce qu’elle est située près d’un récif que la ville brésilienne de Recife porte ce nom.

Les récifs sont composés d’algues calcaires et de corail. On ne connaît pas précisément l’origine du mot corail mais on suppose une origine sémitique au grec κοράλλιον /korallion/. Son étymon pourrait bien être l’hébreu גורל /goral/ qui signifie « petite pierre » et que l’on trouve plusieurs fois dans la bible (Lévitique 16.8 ou Psaumes 125.3). 

3 mai 2012

Mani le manichéen à Manipur


Roman sur
l'histoire de Mani
         A travers l’adjectif manichéen, le nom de Mani résonne toujours en français. Bien que la doctrine du fondateur du manichéisme fut profondément simplifiée par ses détracteurs, une des bases de cette religion était fondée sur la dualité, sur l’opposition entre le jour et la nuit, entre le bien et le mal voir Bogomile. Saint Augustin fut un manichéen avant de se convertir au christianisme et de s’attaquer à son ancienne foi.

Om mani padme hum en tibétain
Né à Babylone de parents qui parlaient une langue sémitique (syriaque ou araméen), Mani porte pourtant un nom indo-persan. La Mésopotamie du 3ème siècle après Jésus-Christ était alors sous domination perse et ce patronyme est largement utilisé dans toute la région allant de l’Iran à l’Inde. Le persan مانی /mānī/ est un cognat du sanskrit मणि /mani/ « bijou, joyau » qui est aussi utilisé dans le mot मणि पद्मे /manipadmā/, le nom de la forme féminine du bodhisattva Avalokitésvara. C’est en son  honneur que les bouddhistes récitent le mantra suivant : ॐ मणि पद्मे हूँ /auṃ  maṇi padme hūm/ « ô joyau du lotus, ôm mani padme hum ». Le Dalaï-Lama étant considéré comme sa réincarnation, ce mantra lui est aussi destiné.

         Le 3ème chakra du yoga tantrique situé au niveau du plexus solaire porte le nom sanskrit de मणिपुर /manipūra/ « abondance de joyaux » et ce mot a aussi servi à nommer l’Etat indien de Manipur, un des états les plus à l’est du pays, coincé entre le Bangladesh et la Birmanie.



Oṃ maṇi


30 avr. 2012

La jungle est un désert, le Sahara aussi


 Le mot jungle provient d’un mot indien, du hindi ou du marathi जंगल /jangal/ « forêt ». Ces deux mots proviennent de l’adjectif sanskrit जङ्गल /jangala/ qui contre toute attente signifie « aride, désert ». Il désignait un endroit incultivable, inhabité par les hommes et ce n’est qu’assez récemment qu’il a subi un glissement de sens vers celui de forêt impénétrable.
Le mot de l'Inde sur Courrier international

Djamila Sahraoui
Réalisatrice
En arabe c’est la couleur même du désert qui est à l’origine du mot Sahara. Dans cette langue, le mot صحراء  /ṣaḥarā’/ « (de) couleur fauve, ocre » désigne aussi bien le nom de n’importe quel désert que celui du Désert par excellence, le Sahara. Nous avons hérité de la période coloniale le mot saharienne qui désigne une veste de couleur sable. Les habitants du Sahara et notamment du Sahara Occidental sont appelés Sahraouis et non Sahariens suivant en celà la formation arabe des adjectifs qui se terminent en /i/.

24 avr. 2012

Idriss à la médersa et midrash à Madras


 L’origine du nom de la ville indienne Madras porte à discussions. On a proposé différentes pistes pour expliquer ce mot : le portugais madre de Deus « mère de Dieu », madeiros « de Madère », le sanskrit मंदराष्ट्र /maṇdarāṣṭra/ « royaume de Manda », le tamoul மதராசபட்டினம் /matarācapaṭṭiṉam/ ou (mais moins probablement) l’arabe مدرسة /madrasat/ « école ».

Ce dernier provient de la racine درس /darasa/ « étudier » comme en provient aussi le prénom Idris (Idriss ou Driss), nom d’un prophète coranique connu dans la bible sous le nom d’Énoch qui serait inventeur de l’écriture.
Notre mot français médersa est la prononciation turque de l’arabe مدرسة /madrasat/ (madrasa)  « école » bien que le turc moderne utilise aujourd’hui le mot d’origine française okul.
La racine arabe provient elle-même de l’ouest-sémitique /*drš/ « étudier, chercher » que l’on retrouve dans l’hébreu דרש /daraš/ « chercher » qui a donné le mot מדרש midrash, une étude approfondie de la bible dans le judaïsme.



C’est dans cette ville de Madras que l’étoffe de coton ou de soie appelée madras était originellement fabriquée et largement exporté dans les Antilles françaises.

Comme de nombreuses villes indiennes, Madras a récupéré son nom d’origine சென்னை Chennai qui est un mot tamoul.


20 avr. 2012

Berné par le burnous et le béret

Le burnous
Michel Giliberti
Le burnous même s'il désigne un long vêtement de laine porté surtout en Algérie n'est pas un mot d'origine arabe. L'arabe برنوس /burnūs/ provient en fait de la bure, de ce tissu grossier duquel on recouvrait les bureaux et duquel on faisait les robes de bure des moines. C'est aussi dans cette étoffe que par jeu parfois vexatoire on faisait sauter les gens et c’est ce qui a conduit à la formation du verbe berner. Ce mot a un peu évolué dans son sens mais comporte toujours la notion d'expérience désagréable.

Avant de désigner un manteau, le mot burnous désignait une petite calotte et c'est du même étymon que provient le mot béret.

Tous ces mots proviennent soit du grec βιρρος /birros/ soit du latin vulgaire *bura sans que l'on sache très bien lequel a emprunté l'autre.