De la racine sémitique /*gll/ ou /*gol/ « rouler » proviennent plusieurs mots et notamment le nom de la Galilée, une région du nord d’Israël. En hébreu, le mot גליל /galil/ signifie « canton » sur la même idée de rondeur que notre mot arrondissement. C’est dans cette région palestinienne que selon les Évangiles Jésus a passé l’essentiel de sa vie avant de mourir crucifié dans un lieu nommé Golgotha. Le nom de cet endroit provient d’un mot araméen /gulguta/ voisin de l’hébreu גלגלת /gulgoleth/ « crâne » issu comme le mot Galilée de cette racine qui porte un sens de rotondité. Ce mot Golgotha a été repris par le latin qui l’a littéralement traduit en calvarie locus « lieu du crâne » qui nous a donné le mot calvaire.

Le mot Galilée est parvenu jusqu’en Occident à travers le latin médiéval galiléa « Galilée » qui désignait un long portique devant les monastères ou les églises d’Europe. L’italien a repris le mot en l’altérant sous la forme galleria finalisé dans le français
galerie. L’ironie de l’histoire a voulu que l’astronome italien Galilée (
Galileo Galilei) porte un nom et un prénom issus de cette racine sémitique « rouler, tourner » alors que l’Église s’est violemment opposée à sa théorie du mouvement de la Terre. On possède aujourd’hui en français un même adjectif « galiléen » qui fait aussi bien référence à la personne de Jésus qu’aux travaux de Galilée.
Cinq livres très importants du judaïsme sont réunis sous le nom de מגילות /megilloth/, pluriel du mot hébreu מגילה /megillah/ « rouleau ». Ces textes sont compilés sur de longues bandes de papier horizontales conservées dans des rouleaux métalliques que le rabbin écarte pour pouvoir lire le texte.
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